L'intérêt du bio

Bio

Du côté du Bio, les produits sont :

  • plus chers (production moins subventionnée, cahiers des charges plus exigeants, main d’œuvre plus qualifiée, petites surfaces d’exploitation donc petit rendement, etc.)
  • de très bonne qualité nutritionnelle (préservation de tous les nutriments essentiels)
  • de densité nutritionnelle élevée (poids réel de la marchandise, sans eau ni procédé d’appauvrissement du produit modifiant sa structure)
  • de très bonne qualité gustative (couleur, saveur, goût, parfum).

Du côté du caddie Bio :

  • nous prenons le temps d’acheter, de choisir, de sélectionner, de nous faire plaisir (remarquez l’attitude des clients : détente, sourire, calme)
  • nous achetons moins parce que le prix nous incite à la raison et qu’il n’y a que des produits de saison
  • nous ne gaspillons pas, nous ne jetons rien, nous recyclons
  • au final, le panier est rempli de produits sains et goûteux, avec un très bon rapport qualité prix.

Résultat :

  • nous avons donné de la valeur aux choses, à ces aliments dont le prix nous pousse à l’éthique, au bon sens, à l’ouverture d’esprit
  • nous prenons le temps de préparer, de manger, de nous régaler, de partager.

Non Bio

Du côté du non Bio, les produits sont :

  • moins chers (pour toutes les raisons inverses du bio)
  • de moins bonne qualité nutritionnelle (destruction des bons nutriments par les méthodes de fabrication, de culture, d’élevage, de transformation, de raffinage, de conservation)
  • de densité nutritionnelle faible (poids des ingrédients gonflés par les hormones, épaississants... transformation de l’équilibre énergétique des produits : “calories vides”)
  • de plus bel aspect, mais de moins bonne qualité gustative (fruits et légumes lavés, sous serre, traités, désinfectés, lustrés, ionisés : moins de parfum, de goût, de saveur).

Du côté du caddie non Bio :

  • nous considérons les courses comme une corvée et remplissons le plus vite possible le caddie dans des labyrinthes de produits... Trop de monde, trop de produits, trop de choix (remarquez le stress ambiant)
  • nous achetons trop (trop de produits carnés, laitiers, trop de plats cuisinés, trop sucrés, trop salés, produits hors saison du bout du monde...)
  • nous gaspillons, nous jetons
  • nous dépensons sans nous en rendre compte ou sans oser nous l’avouer une petite fortune dans une alimentation pas vraiment choisie
  • au final, le caddie pourrait être beaucoup mieux rempli mais il est plein de produits qui n’étaient pas sur la liste et la note est aussi salée que les chips.

Résultat :

  • nous regrettons déjà en déballant les courses d’avoir acheté ça et ça, d’avoir perdu 2 heures et d’avoir dépensé cette somme
  • nous accordons moins d’importance à la préparation du dîner et, fatigués, nous sacrifions ce moment de partage, nous mangeons vite fait, devant la télé.

Bilan

En adoptant les 5 principes de l’Alimentation Santé, sans passer obligatoirement, systématiquement et totalement par l’achat de produits bio, nous équilibrons considérablement nos dépenses.
Et sans tomber dans l’intégrisme du tout bio, rappelons-nous qu’une alimentation saine, équilibrée, variée, moins ou plus du tout carnée, est déjà un véritable contributeur de santé et de bien-être.
L’aliment n’est pas poison, c’est la dose.
Mangeons donc de tout mais moins, et soyons vigilants, raisonnables, avertis.

Alternatives, choix, labels

Il existe fort heureusement des alternatives au bio :

  • agriculture raisonnée, au cahier des charges plus que rassurant
  • production artisanale, du terroir, du marché local
  • les labels de qualité (AOC, Label Rouge).